Alter et ego...
les autres et moi,
l'autre et moi,
l'autre moi.

Itinéraire d'une ouverture
à soi et vers autrui Aventure relationnelle vers la maturité...

9 ans d'écriture intimiste
en ligne

Alter et ego - Mois, émois et moi...

Dernière mise à jour:
samedi 5 décembre 2009


Première visite
Le mois en cours
Mois précédent
Archives
Qui sont-elles?
Livres
M'écrire


9 novembre
Aberration
30 octobre
Confinement
9 aoüt
Ne rien attendre
8 aoüt
Se trouver
2 août
Distinction de désir








Alter et ego (Carnet)


Lectures
Carnets du petit jour
Regards solitaires
Petites paroles inutiles
Les échos de Valclair
J'en rêve encore
Vie commune
Tout et rien


Liens

Association pour l'autobiographie




"Si tu ne comprends pas ton ami en toutes circonstances, jamais tu ne le comprendras"

Khalil Gibran




"Être adulte, c'est être seul"

Jean Rostand



...




 



Changer d'ère




Samedi 28 novembre
[mis en ligne le 5 décembre]


C'est du milieu de l'été, le 2 août, que date le dernier texte mis en ligne ici. D'autres, écrits à la suite, ont été retenus in extremis ou différés sine die. Aujourd'hui je les oublie [lapsus] publie par désir de rester cohérent avec mon pari initial : ne rien supprimer de ce que je dépose ici. En règle générale je m'y suis tenu. Quelquefois j'ai eu recours à des publications différées mais il a été extrêmement rare que je me sois censuré après avoir écrit. Quasiment rien de ce que j'ai pensé publiable en l'écrivant n'est resté enfoui. Par contre j'ai souvent retenu toute forme d'expression publique....

Il y a quelque chose d'absurde à publier en différé, d'autant plus que je ne me retrouve plus aujourd'hui dans ce que j'ai écrit il y a quelques semaines, mais il y a là les traces d'hésitations significatives de ma difficulté à me sentir "libre d'écrire".

Libre ? Bien sûr je ne le suis pas. La retenue - pour ne pas dire l'auto-censure - avant et pendant l'écriture, fait partie intégrante du processus de conscientisation de mes limites dans l'expression de moi. Indirectement l'écrit me convie à une réflexion sur les limites à préserver entre l'autre et moi. Souvent tenté par l'épanchement "libérateur" j'ai senti agir diverses formes de retenue qui m'ont permis de chercher des façons de m'en émanciper. Et, au contraire, de privilégier la discrétion lorsque nécessaire.

Si je reviens vers ce journal aujourd'hui c'est parce que quelque chose a opéré et que la situation a changé. Oh je ne me sens pas devenu subitement "libre", ni ne ressens le besoin soudain de m'affranchir des barrières que je me suis fixé. Non, il s'agit seulement d'un changement de regard : je n'ai plus l'impression d'être enfermé dans un choix contre nature. Je suis sorti de la révolte contre un baillonnement que j'ai parfois eu bien des difficultés à maintenir.

Après que j'aie pris conscience que je dépensais beaucoup trop d'énergie dans la rétention des mots, et depuis bien trop longtemps, après que je m'en sois vu épuisé bien davantage que je ne l'aurais imaginé, il fallait que, d'une façon ou d'une autre, je sorte de la boucle infernale auto-entretenue : avoir besoin d'écrire autour du fait que je ne me sentais pas libre de le faire. M'interdisant d'en parler publiquement je ne parvenais pas à clore ce chapitre et à vraiment reprendre la route.

Il se trouve que désormais ce problème est résolu ! Je devrais même dire qu'il s'est évaporé. Volatilisé. Dissoud. Il n'y a tout simplement plus de problème !

Une page s'est tournée.

Et j'ai envie de changer d'ère...



Immédiatement j'ai senti revenir l'envie, maintes fois caressée, de prendre de la distance par rapport à mon carnet. Je le trouve un peu trop "ouvert" pour que je me sente à l'aise lorsque j'évoque certains aspects de ma vie intime. Le journal, par sa faible visibilité sur le web, offre une confidentialité qui me semble bien plus adaptée.





Inscrivez votre adresse e-mail
pour être informé des mise à jour
InscriptionDésinscription
Hébergé par YourMailinglistProvider.com